Alcool, chaleur et déshydratation : attention aux faux amis !

Publié le 14 juillet 2026 par Léa

Il fait chaud, il fait beau, il fait 40° chez nous, alors pourquoi pas aller boire un verre ? Pastis, cocktails avec plein de glaçons ou bière bien fraîche pour se rafraîchir ? Attention aux faux amis !

Comment le corps gère la chaleur

Quand il fait chaud, le corps essaie de tout faire pour se rafraîchir et ne pas être en surchauffe, car avec des températures excessives, il est au ralenti. On transpire, nos vaisseaux se dilatent, les muscles marchent plus lentement… 

Pour fonctionner correctement, le corps doit rester à une température comprise entre 36,5° et 37,5° environ.

Et quand on boit un verre ?

L’alcool vient foutre le bazar ! Les mécanismes naturels que le corps met en place (comme la transpiration par exemple) sont déréglés.

En gros, le corps n’arrive plus à évacuer la chaleur : l’alcool vient chatouiller l’hypothalamus (au centre de notre système nerveux central), qui est justement la zone où le cerveau régule la température. C’est comme si le thermostat déconnait, du coup on réagit moins bien aux signaux. Par exemple, si on boit des bières au soleil à la plage, on ne se rend pas compte qu’on se tape une insolation sévère, et c’est plus tard qu’on s’en rendra compte (parce qu’on est déshydraté comme un raisin sec).

La principale source de déshydratation, c’est la perturbation de l’envie d’uriner. L’alcool bloque la sécrétion de l’hormone antidiurétique ADH, qui réduit normalement la production d’urine. Si cette hormone est perturbée, on va plus souvent aux toilettes, donc on perd de l’eau et on se déshydrate. Et si on n’a plus d’eau dans le corps, on ne transpire pas, et donc on ne se refroidit pas.

Ensuite, l’alcool vient embrumer les signaux traités par le cerveau, les infos passent moins bien : on n’a pas soif, on ne boit pas, et après, paf, c’est trop tard. D’ailleurs, on a aussi publié un article sur comment les traitements psy dérégulent ces sensations, qui sont importantes lors de fortes chaleurs : donc redouble de vigilance si tu es concerné·e.

Par ailleurs, l’effet anxiolytique de l’alcool, qui nous détend, peut aussi altérer notre vigilance ou l’écoute de nos symptômes physiques.

Les risques en résumé

L’insolation, qui peut d’ailleurs arriver sans forcément être en période de canicule. On rappelle que la consommation de substances et d’alcool fait monter ta température corporelle, surtout si tu y ajoutes de l’activité physique, comme taper du pied en teuf ! On te remet ici un article complet sur l’insolation, « Comment la reconnaître et que faire ? ».

La déshydratation, et pareil, on te remet sous la main un article sur la teuf et l’importance de boire de l’eau (et non, tu ne vas pas rouiller !).

Le fameux coup de chaud, ou hyperthermie : le corps est trop chaud (au dessus de 38°) et n’arrive pas à se refroidir, avec un mécanisme différent de la fièvre, où le corps lutte contre une infection. Quand la température est trop haute, les organes ne fonctionnent plus bien, voire peuvent arrêter de fonctionner.

Les symptômes de l’hyperthermie

Ils dépendent de chacun·e, mais en voici quelques uns : sensation de chaud ou de froid, transpiration excessive, frissons, douleurs musculaires, céphalées (mal de tête), peau qui rougit…

Et les autres substances ?

Pour finir, on le sait, cette bière fraîche ou ce petit vin blanc peut s’accompagner d’autres substances : un petit taz, une petite trace, etc.

Il faut redoubler de vigilance, car comme l’alcool, les substances déshydratent encore plus ton corps, par exemple en augmentant significativement ta température si tu consommes des stimulants. Pour encore plus de réduction des risques, on t’invite à lire notre article « Été et consos : attention à la déshydratation ».

Nos conseils pour profiter et limiter la casse

  1. Si tu es en train de consommer : fais une pause, lève le pied.
  2. Limite les efforts physiques, reste à l’ombre ou à l’intérieur, et découvre toi.
  3. Évite de te plonger dans un bain froid ou de faire un méga salto dans la rivière glacée : faire chuter la température trop rapidement peut engendrer des problèmes.
  4. Bois de l’eau ! En petite quantité, mais très régulièrement, et pas un litre d’un coup.
  5. Consulte un médecin si ça persiste ou si c’est trop fréquent.

Sinon, on te souhaite de bonnes teuf d’été, du plaisir, et surtout de prendre soin de toi !



As-tu aimé cet article ?