Aujourd’hui, X nous livre un témoignage sur sa découverte du milieu de la free party et les raisons pour lesquelles c’est un espace qu’il affectionne particulièrement et qu’il considère comme capital. Merci à lui !
« J’ai découvert ce milieu en mettant les pieds dans le monde de la musique techno commerciale et de fil en aiguille, je me suis fait des ami·es qui allaient en free. Pour moi, ce sont des espaces hors du temps, des lieux où les codes sociaux n’ont plus rien à voir avec ceux de la société, chacun et chacune est libre de s’exprimer comme il l’entend. Rencontrer du monde en free n’a rien à voir avec des rencontres en dehors, même si nos vies sont différentes, on est toutes et tous animé·es par une passion et une énergie commune : celle de vouloir être libre et kiffer devant les caissons. S’y rendre est parfois une quête, s’y installer devient un acte de résistance et la quitter, c’est revenir brutalement à la réalité du quotidien. Aller en free est une échappatoire sociale, tant au niveau des fréquentations que du monde au sens large.
Ce sont des espaces autogérés, indépendants et autonomes où tout le monde se sent et se sait libéré du poids du monde extérieur. Le temps n’a plus cours devant les caissons et chaque participation devient un peu plus un acte de résistance. On se bat désormais pour garder cette liberté, le droit d’être libre, de danser, de s’amuser et d’être heureux·ses. On arrête pas un peuple qui danse, et encore moins avec le sourire ! »