5 films pour parler d'alcool - Dry January
5 films pour parler d'alcool - Dry January

Dry January : 5 films pour parler d’alcool

Publié le 7 janvier 2026 par Maxime

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Cet article parle de : #alcool #films

À l’occasion du Dry January, et parce qu’en cette saison on a bien envie de rester sous un plaid, petite sélection de films qui parlent (bien) d’alcool !


The Outrun

On commence avec The Outrun. Nous vous en parlions l’année dernière à la même période. Un film très beau, très doux (malgré son sujet) très très introspectif. Saoirse Ronan y incarne une jeune femme, Rona, qui lutte contre son alcoolisme

En guise de thérapie, elle choisit une forme de fuite : un job au bout du bout du Royaume-Uni. Dans le magnifique archipel des Orcades. Elle va profiter de l’isolement pour repenser à sa vie. De ses souvenirs d’enfance à des fragments de black-out et avec le soutien des Alcooliques anonymes (eh oui, même au bout du monde), elle va mettre au travail ce qui lui donne envie de boire. De boire à outrance. 

Le film est très réussi, pas manichéen, et donne envie d’aller mieux. Réalisé par Nora Fingscheidt, il est adapté des mémoires d’Amy Liptrot et dure deux heures.

Le film est disponible sur youtube, canal vod, universciné, filmo, apple tv, almazon prime et rakuten tv.

 

Les feuilles mortes 

Les feuilles mortes, c’est un très pudique film d’amour (et de solitude) d’1h20 sur lequel plane le spectre de l’alcool. C’est finlandais, c’est sorti en 2023 et c’est complètement inhabituel pour quiconque a l’habitude des films français ou américains. Ansa et Holappa se rencontrent dans un karaoké. Ils se donnent un rendez-vous pour plus tard mais Holappa perd l’adresse et l’heure. 

Holappa est alcoolique et ouvrier. Ansa vient de perdre son job et enchaîne les contrats précaires. Holappa vit en foyer de travailleurs et Ansa, recluse chez elle, écoute la radio (c’est la guerre qui s’annonce). En gros : c’est pas la grande forme, ni pour l’une ni pour l’autre.

Le film est très agréable à regarder (le travail sur les décors des couleurs est magnifique) mais le rythme très lent, limite contemplatif, pourra déplaire. On regrettera également que le dénouement amène à une vision très moralisante de l’alcoolisme (en gros, pour avoir l’amour, il faut sacrifier l’alcool). Malgré tout, l’entrecroisement d’un contexte de travail très difficile et d’alcool facile est mis en scène à revers de ce qu’on a l’habitude d’entendre. De « lubrifiant social », il devient une substance qui isole les protagonistes. 

Le film est disponible en VOD sur Filmo, YouTube, Amazon Prime, Rakuten TV, Apple TV, UniversCiné et Canal VOD.

 

La merditude des choses 

La merditude des choses est un film belge réalisé par le génial Felix Van Groeningen sorti en 2009. Adapté du roman autobiographique du même nom écrit par Dimitri Verhulst. On y voit l’alcool fort et dur à hauteur d’enfant. Le film est très solide, brillamment interprété, presque clinique dans le réalisme de certaines scènes. L’ensemble est très dur à regarder, car il met vraiment en scène une enfance difficile. En revanche, c’est un GRAND FILM. 

On y suit le petit Gunther qui vit avec son père et ses trois oncles chez sa grand-mère au milieu des années 1980. Le mode de vie atypique de la famille finit par attirer une assistante sociale… Dans le présent, Gunther devenu adulte devient père d’un enfant non désiré. 

Le film d’1h48 brasse ses thématiques sans faux-semblants. Il a été récompensé au Festival de Cannes en 2009 et depuis, le réalisateur s’est illustré dans plusieurs films qui abordent la dépendance et la santé mentale.

Le film est disponible en VOD sur Canal +, Amazon Prime, Canal VOD, UniversCiné. 

 

Don’t Worry, He Won’t Get Far on Foot 

Don’t Worry, He Won’t Get Far on Foot (Ne vous inquiétez pas, il n’ira pas loin à pied) est un film de Gus Van Sant sorti en 2018. Il s’agit à nouveau d’un film adapté d’une autobiographie, couvrant une période de vingt ans. Celle de John Callahan, un dessinateur au style naïf qui a commencé à boire à l’âge de 13 ans. 

Le film est assez drôle, même si le sujet ne le laisse pas deviner de prime abord. La présence de Jonah Hill et Jack Black n’y est pas pour rien. Le film fait la part belle aux amis et à l’importance de ne pas laisser la fatalité l’emporter sur notre joie de vivre. Ça fait un peu bête comme ça, mais c’est joliment mis en scène. À travers ses réunions avec les Alcooliques anonymes et son exploration du dessin cartoon (dans lequel le vrai John s’est épanoui professionnellement), il se fabrique une sorte de thérapie pour aller mieux. 

Quand le film commence, le protagoniste est déjà en fauteuil roulant, depuis ses 21 ans. Il ne s’agit alors plus d’éviter les conséquences négatives de l’alcool mais d’accepter ce qui est arrivé. Flashback, interlude cartoon et discussions sont au menu de ce film de moins de deux heures, un des derniers du réalisateur qui se fait beaucoup trop rare au cinéma selon nous.

Le film est disponible en VOD sur YouTube, Canal VOD, UniversCiné et Apple TV

 

Atlantic Bar 

Un film français pour finir cette sélection. Un joli film de 78 minutes qui met en scène un bistrot dans la belle ville d’Arles. Un film oui, mais un film documentaire. Fanny Moulins, la réalisatrice, a suivi Nathalie, la tenancière du bar, au moment où les propriétaires annoncent la vente de l’immeuble dans lequel elle vit et travaille avec sa famille. 

C’est le coup de tonnerre pour la famille, mais aussi pour les habitué·es du bar. En posant sa caméra ici, la réalisatrice fait le geste fort de montrer la dimension sociale de ces débits de boissons

Un endroit où chacun a sa place, où chacun peut échanger quelques mots avec une vraie personne. Une échappatoire certaine, pour celles et ceux qui ne peuvent ni ne veulent rester enfermés chez elleux toute la journée. 

Ce sont des vraies personnes, et Nathalie vit avec ses propres difficultés le fait d’avoir un travail qui soit aussi sa maison et la source d’une maladie : la dépendance. 

À mille lieues d’un épisode de striptease, le longmétrage est lumineux. 

Le film est disponible en VOD sur Amazon Prime, Canal et UniversCiné.


On espère que cette petite sélection vous donnera envie, en attendant, si vous avez décidé de faire le Dry January : bravo. Et si vous avez décidé de ne pas le faire : c’est pas grave. 

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