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©️ Photo de Jordon Conner pour Unsplash

Évasion, dopamine et subversion : la fête, un espace aux mille vertus

Publié le 2 février 2026 par Clarisse

2 février. Le Dry January est derrière toi. Tu as prévu de fêter ça en t’en collant une dès ce week-end ? De célébrer la fin du mois de janvier en grandes pompes ? De profiter de l’allongement des jours pour ne pas te coucher avant le prochain ? Tu ne le sais peut-être pas, mais il s’agit en fait d’une sage décision. Car oui, faire la fête, c’est bon pour la santé physique et mentale !

Renforcer le sentiment d’appartenance

D’après une enquête publiée par le Journal of Public Policy & Marketing, la fête favorise en effet le « soutien social perçu », c’est-à-dire la conviction que les autres seront là pour toi dans les bons comme dans les mauvais moments, quand tu auras besoin d’elleux. Ce sentiment positif peut t’accompagner quand ton moral est plus bas. Ceci est notamment provoqué par le fait de célébrer des événements qu’ils soient des accomplissements personnels, ceux des autres, ou des étapes significatives de la vie –, ce qui génère un sentiment positif et active le circuit de la récompense qui fait du bien à ton moral mais aussi à ton physique.

Car quand on fait la fête, quand on célèbre, quand on relâche la pression, qu’on est entouré·e de personnes qu’on apprécie, on sécrète quelque chose de formidable, que l’on recherche toustes, souvent sans le savoir : la dopamine. Neurotransmetteur clé du plaisir, de la motivation et de la récompense, la dopamine améliore la motivation, la concentration, l’humeur et la capacité à ressentir du plaisir. Du côté de la santé physique, elle soutient le mouvement, l’énergie, la coordination motrice et participe à la régulation du stress. En gros, elle aide le corps et l’esprit à avoir envie d’agir, à se sentir bien et à maintenir un bon équilibre corpsesprit. 

Sécrétions d’hormones à gogo

Mais ce n’est pas tout ! Le fait de danser, de rire (ce qui arrive normalement pendant une teuf), de ressentir une forme d’excitation dans ce moment de communion permet aussi de sécréter des endorphines et de l’ocytocine. Respectivement appelées « hormone du bonheur » et « hormone de l’amour », elles permettent de réduire le stress et la douleur et renforcent le sentiment de proximité, de confiance et de sécurité émotionnelle. 

Mais la fête a aussi un fort pouvoir symbolique et libérateur. Elle vient interrompre la routine du quotidien, offrir un espace et un moment hors des obligations quotidiennes dont nous sommes toustes, d’une manière ou d’une autre, tributaires. Elle vient casser le rythme qui nous oblige chaque jour, elle vient offrir une parenthèse, une respiration, une évasion et aide ainsi à mieux supporter et accepter les déconvenues du quotidien. 

« La fête permet de faire venir des utopies »

En ce sens, la fête serait même un lieu qui défie l’ordre social, sans le remettre en cause mais en permettant de s’affranchir de ses codes afin de mieux l’appréhender. 

Dans une interview donnée à la revue Manifesto XXI, Arnaud Idelon, auteur de Boum Boum : politiques du dancefloor, explique : « La fête me donne de la force. Elle porte en elle l’espoir d’une composition entre des groupes sociaux différents, dans une dynamique intersectionnelle. Elle permet de faire venir des utopies dans l’ici et maintenant. Elle propose aussi des imaginaires dissidents : on a une grille de lecture très bornée dans le jour, et parfois, la nuit ouvre à d’autres manières d’être au monde. Ces expériences peuvent s’effacer à l’aube, mais elles sédimentent quelque chose. »

La fête serait-elle politique ? Subversive, libératrice, émancipatrice… Elle permet de s’affranchir des codes sociaux et même de les questionner. Attention à ne pas la codifier et perdre ainsi son pouvoir libérateur. En ce sens, Arnaud Idelon précise : « La fête peut aussi être un instrument de consolidation de l’ordre établi, de célébration d’identités dominantes, un adjuvant pacificateur. Et aujourd’hui, elle est aussi largement récupérée par le capitalisme. Ses composantes politiques sont esthétisées et donc souvent dépolitisées. »

Dans tous les cas, pour profiter pleinement de ses bienfaits, il est important de faire la fête en réduisant les risques au maximum. On ne le rappellera jamais assez, mais il est capital de manger, de s’hydrater, de dormir, et, si tu consommes, de faire tester tes prods et d’espacer les prises ! Retrouve tous tes meilleurs conseils RdR sur KEPS, et si tu te poses des questions, écrisnous. 

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