Des discriminations toujours présentes et un contexte social violent
Les personnes trans font aujourd’hui encore face à de nombreuses discriminations : violences, rejet familial, rejet social, précarité, discriminations dans l’emploi, le logement et la santé.
Comme on peut l’osberver, notamment aux États-Unis, les actes, les propositions de loi discriminantes et les discours anti-LGBT+ sont en forte augmentation : les personnes trans sont particulièrement ciblées.
Être visible, être représenté·e politiquement, c’est important, c’est vital même, mais… la visibilité dénuée de toute protection peut aussi exposer davantage aux violences.
En France, la situation est aussi critique, selon l’Observatoire des inégalités : 34% des personnes LGBT+ déclarent avoir été discriminées lors de l’année passée. La proportion s’élève même à 70% pour les personnes trans.
En France :
– Les actes anti-LGBT+ sont en augmentation ces dernières années.
– Les personnes trans sont particulièrement exposées aux violences et aux discriminations.
– Une grande partie des personnes trans déclare avoir déjà subi des discriminations dans le système de santé.
– Les personnes trans présentent davantage de risques de dépression, d’anxiété et de pensées suicidaires, en lien avec les discriminations et les violences subies.
Un difficile accès aux soins pour les personnes trans
Ces inégalités ont des conséquences directes sur la santé et l’accès aux soins.
D’ailleurs, toujours selon l’Observatoire des inégalités, les personnes trans déclarent que les discriminations par des professionnels de santé et/ou de services sociaux représentent PLUS DE 30% des cas, c’est la catégorie avec le pourcentage le plus haut.
Ceci est d’autant plus questionnant quand on sait que cela vient d’un corps de métier et d’institutions détenant une autorité et censés apporter du soin et de l’aide.
Le parcours de soins des personnes trans est souvent long, complexe et marqué par des expériences négatives : refus de soins, professionnel·les mal formé·es, propos déplacés, mégenrage, maltraitance dans le milieu psy et méconnaissance des problématiques liées à la transidentité.
Des conséquences réelles
Les conséquences sont dramatiques et certaines personnes trans retardent les soins, voire s’en retrouvent exclus.es, impactant encore plus leur santé physique et mentale.
Les violences, les discriminations, l’isolement, la précarité et la santé mentale dégradée ne sont pas des réalités individuelles, mais des réalités sociales. Et devraient même être des enjeux collectifs !
Ces facteurs augmentent les vulnérabilités, notamment face aux usages de produits, qui peuvent parfois être utilisés pour faire face à ces discriminations et à l’exclusion qu’elles entraînent.
Vulnérabilités et usages
Dans les milieux festifs, associatifs et communautaires, il y a aussi des personnes trans usager·es.
Mais elles peuvent faire face à une double stigmatisation : en tant que personnes trans, bien sûr, mais aussi en tant qu’usager·es de drogues. Cette double stigmatisation est un facteur de marginalisation des individus concernés et d’éloignement des structures de soins, de prévention et de réduction des risques.
Par ailleurs, le trouble de stress post-traumatique consécutif à des violences sexuelles apparaît comme un facteur majeur de vulnérabilité à l’addiction, les consommations pouvant s’inscrire dans une tentative de régulation émotionnelle ou d’automédication. Or, les femmes (cisgenres et transgenres) ainsi que les minorités de genre y sont plus fréquemment exposées.
Faire de la réduction des risques nécessite de prendre en compte les réalités de vie des personnes.
Lutter plus, au–delà de la visibilité
Pour les personnes trans, cela signifie avoir accès à des espaces vraiment safe, sans jugement sur les parcours, les corps ou les consommations, le tout avec des professionnel·les formé·es et allié·es. En bref, faire en sorte que l’inclusion devienne une pratique.
Enfin, il ne suffit pas de parler de visibilité pour soutenir les personnes trans.
C’est lutter contre la transphobie dans nos cercles et nos structures pour défendre l’accès aux soins, à la santé mentale, aux droits, et à la réduction des risques.
En martelant que la santé, la dignité et la sécurité devraient être accessibles à tout le monde sans condition d’identité de genre.
❤️🩹 Les discriminations, la précarité, l’isolement, les vi01ences ou le rejet familial sont des facteurs qui peuvent augmenter les vulnérabilités face aux c0ns0mmations de pr0duits. Alors plus que jamais, la réduction des risques se doit d’être une safe place qui prenne en compte les réalités de chacun.e !
🖇️ Et si ta cons0 te questionne et que tu cherches un espace safe et bienveillant pour discuter et exprimer tes inquiétudes, nos permanences d’écoute sont là pour toi ! Tous les mercredis et jeudis après-midi de 14 à 17h, écris-nous et on cale un appel ! 🧡