Pas de SAM, pas de parking, pas de stress… mais beaucoup de risques. En festival comme en ville, les trottinettes électriques semblent être la solution miracle pour rentrer après une soirée arrosée. Sauf qu’en réalité, elles envoient de plus en plus de monde aux urgences.
À l’occasion de la journée internationale de la sécurité routière faisons ensemble un tour d’horizon des choses à savoir et autres bonnes pratiques concernant les engins de déplacement personnel motorisés (EDPM) : gyroroue, overboards, skateboard electrique et autres. Focus sur les trottinettes qui sont également disponibles en libre-service via Lime, Bolt, Dott, Wind, etc.
3 infos à retenir
⚡ Les trottinettes électriques ne sont pas une alternative sûre après une soirée
Souvent perçues comme la solution « sans stress » pour rentrer de soirée, elles deviennent en réalité une nouvelle source d’accidents — notamment après consommation d’alcool ou de stupéfiants.
🚨 Les chiffres d’accidentalité explosent
Les accidents graves impliquant des trottinettes électriques augmentent chaque année, avec une surreprésentation des hommes jeunes. En 2024, 45 personnes ont perdu la vie, et plus de 800 ont été grièvement blessées.
🦺 La sécurité, c’est aussi une question de règles (et de bon sens)
Code de la route, vitesse limitée à 25 km/h, interdiction d’écouteurs et d’alcool, port du casque et d’équipements réfléchissants : respecter ces règles sauve des vies. Et si on a bu, mieux vaut marcher, dormir sur place ou appeler un taxi.
On ne compte plus les festivals urbains qui proposent des réductions sur la location de trottinettes ou de vélos électriques. Une opération publicitaire pour le prestataire comme pour les organisateurs, et une initiative qui doit partir d’un bon sentiment à la base : éviter que les gens ne se crashent en voiture avec 4 grammes dans le sang. Mais c’est aussi bien pratique de ne pas avoir à gérer de parking dans une zone urbaine à haute densité. Et puis, enlever le stress voiture à ses clients, ça présente plusieurs avantages : pas deSAM dans la team, pas d’angoisse qu’on se fasse péter la voiture ni de place de parking hyper reuch à payer.
Mais alors, c’est quoi le problème ?
Le problème, c’est que circuler en état d’ivresse sur un véhicule, c’est interdit. Et plus qu’interdit : c’est dangereux. C’est dangereux à la fois pour les piétons – ne changeant pas radicalement la silhouette, silencieuses, circulant parfois sur les trottoirs, les trottinettes sont difficiles à percevoir et les collisions peuvent faire très (très) mal – et pour les conducteurs : le nombre d’accidents va croissant et les statistiques sont sans appel.
Le bilan définitif de l’accidentalité routière 2024 rapportait 3 193 mort·es sur la route dont 45 utilisateurs·trices d’engins de déplacement personnel motorisés. Les deux tiers d’entre eux avaient entre 18 et 44 ans. En 2022, ils étaient 34, et 10 en 2019. Un chiffre qui augmente, alors que le nombre de tué·es sur la route diminue depuis 2010 (sauf en 2024 où un très légère hausse a été observée). Les blessés graves, eux, sont plus de 800, en augmentation constante depuis l’apparition de ces véhicules en 2018.
La faute à qui ?
À des véhicules trop puissants et trop accessibles ? À des usagers qui ignorent les règles de sécurité ? À des pouvoirs publics qui peinent à garantir une voirie réservée aux véhicules alternatifs ? Possible que ce soit tout à la fois : chercher un seul coupable à un problème global, c’est souvent contre-productif. On dira plutôt la faute à une somme de comportements à risques, tels que la vitesse excessive, la conduite d’une seule main ou à plusieurs passagers, l’utilisation du smartphone, l’usage de stupéfiants ou d’alcool, le non-port du casque ou, tout simplement, des fautes d’attention.
Regardons à ce propos ce court reportage de M6 :
« Là, je sors du travail, si je dois en plus mettre le casque, les protections, etc., demain j’y suis encore ! » « J’assume complètement mes manquements au niveau de la sécurité mais comme je vous dis, je fais super attention » Deux phrases absolument hors-sol d’utilisateurs de trottinette électrique. Deux vrais gars, qui font suffisamment gaffe et qui n’ont pas l’time ! Sans surprise, les hommes sont surreprésentés parmi les morts (77%) et les blessés graves (75%). À méditer ?
Aujourd’hui on se demande, est-ce que les trottinettistes vont bien ?
Sachez déjà que l’âge minimum requis pour conduire une trottinette électrique, c’est 14 ans. Ensuite, vous devez respecter le code de la route (les feux, les stops, les cédez-le-passage, etc.) et rouler sur les voies vertes et pistes cyclables.
La circulation sur les trottoirs est interdite (sauf si un décret municipal l’y autorise, dans ce cas, c’est maximum 6 km/h).
La vitesse maximale autorisée est de 25 km/h. Il est interdit de conduire avec des écouteurs dans les oreilles et d’être plus de 1 sur le véhicule (amende de 135 € en cas de contrôle).
La nuit et en cas de mauvaise visibilité la journée (donc aussi tôt le matin et en fin d’après-midi), vous devez porter un équipement rétroréfléchissant (genre un gilet jaune – la lucha sigue).
L’engin doit être équipé d’un système de freinage, d’un avertisseur sonore, de feux (avant et arrière) ainsi que de dispositifs réfléchissants.
Et… Il est évidemment interdit de conduire sous l’emprise de l’alcool (pro tips mémoriel : L’alcool & la conduite).
Enfin, « le port du casque réduit de 70% l’importance des lésions cérébrales », déclare le Dr Philippe Poitevin au micro de M6. Le port d’équipements spécialisés (type vêtement de moto) peut être un bon investissement, surtout si vous faites de la route ou passez par des chemins caillouteux.
Si vous avez bu ou prodé, vous devriez rentrer à pied. Ou appeler un taxi. Ou dormir sur place.
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