Aujourd’hui, X nous raconte l’engrenage rapide des cannabinoïdes de synthèse, les conséquences que cette consommation a eu sur sa santé mentale et physique, et les grandes difficultés rencontrées lorsqu’elle a voulu arrêter d’en consommer. Un témoignage édifiant.
« On va commencer par le début. J’ai été en contact avec les cannabinoïdes synthétiques par une ancienne amie, elle en a ramené chez moi et dès le premier joint, je me rappelle lui avoir dit « C’est fini, je fumerai plus de shit, je préfère largement la synthétique » qui, au passage, me permettait de conduire car pas détectable au salivaire.
« Tout mon argent y passait »
À cette époque, j’étais à environ 8 joints par jour mais ça a vite dégénéré, je suis arrivée à une conso totalement excessive entre 15 et 20 joints par jour, tout mon argent y passait (environ 800 € par mois), j’ai emprunté partout où je pouvais.
Avec cette consommation des symptômes sont apparues, des pertes de mémoire colossales (je me souvenais plus de ce que j’avais fait, des films que j’avais vus ou non…). Mais la conso classique est vite devenue insuffisante, et à chaque joint je cherchais le bad trip.
Mes consos se sont accompagnées d’effets indésirables, lorsque je fumais des joints chargés, mon cœur ne battait plus régulièrement (arythmie cardiaque). Au bout d’un ou deux mois de conso je me réveillais toutes les deux heures pour fumer autant dire que j’étais épuisée.
Ma santé physique a aussi été impactée, j’ai fait bronchite sur bronchite au point d’être perfusée et sous masque à oxygène !!
Quand j’ai pris la décision d’arrêter, mon sevrage s’est accompagné de vomissements dans les premiers temps, de sueurs, de cravings qui pouvaient durer des heures, à m’en taper la tête contre le mur tellement c’était insupportable, et ce, pendant plusieurs mois après l’arrêt. J’ai essayé de compenser le manque en régulant avec du shit classique, aucun effet ! Je pense avoir détruit mes récepteurs cannabinoïdes. »