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©️ Photo de Red Charlie pour Unsplash

Été et consos : attention à la déshydratation !

Publié le 1 juin 2026 par Clarisse

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Cet article parle de : #alcool

Ce qu’on s’est dit (et qu’on ferait bien de retenir)

Le résumé pour celles et ceux qui scrollent trop vite

L’été, les consos et être hydraté·e  font rarement bon ménage — surtout quand l’alcool et les stimulants s’invitent à la fête.

Ton corps peut être en galère pendant que ton cerveau pense encore “ça va, tranquille”. Oui, même après 8 heures à danser sans eau.

Prendre soin de soi et de ses potes, c’est aussi savoir repérer les signaux d’alerte avant que ça tourne mal !

En bref

Quand les températures grimpent, les risques liés aux consommations augmentent aussi. L’alcool favorise fortement la déshydratation en poussant le corps à éliminer plus d’eau et de minéraux essentiels comme le sodium, le potassium ou le magnésium. Résultat : fatigue, vertiges, crampes, maux de tête et parfois bien pire. De leur côté, des substances comme la MDMA, la cocaïne ou les amphétamines augmentent la température corporelle, accélèrent le rythme cardiaque et peuvent faire perdre énormément d’eau sans qu’on s’en rende compte — surtout en contexte festif, sous le soleil ou dans un club surchauffé.

L’article rappelle aussi un point trop souvent ignoré : les interactions entre MDMA et antidépresseurs peuvent être dangereuses. Certaines associations augmentent le risque de syndrome sérotoninergique, une urgence médicale potentiellement grave. Et non, arrêter brutalement son traitement “pour une soirée” n’est pas une solution miracle.

Le plus utile à retenir ? Anticiper. Boire régulièrement de l’eau, faire des pauses, manger, se rafraîchir, surveiller ses ami·es et écouter les signaux du corps. Parce qu’en réduction des risques, l’idée n’a jamais été de moraliser les consos — mais d’éviter que la fête se termine aux urgences.

 

Ah l’été ! Sa chaleur, ses jours sans fin, ses événements… Et cette furieuse envie de s’en coller une absolument chaque jour que la vie nous offre. On le sait, l’été c’est la saison de toutes les consos, des soirées qui durent, et des limites que l’on repousse parfois un peu trop… Alors un petit point déshydratation s’impose.
Et comment parler d’elle sans commencer par notre star nationale : l’alcool ✨?

Vous le savez certainement, l’alcool est un grand facteur de déshydratation et quand elle se produit, il n’est pas rare qu’il soit impliqué. Mais pourquoi ? Normalement, le cerveau produit une hormone appelée vasopressine (ou hormone antidiurétique, ADH), dont le rôle est de dire aux reins de conserver l’eau dans l’organisme. Quand on consomme de l’alcool, cette hormone est fortement inhibée. Résultat : les reins absorbent moins d’eau, davantage d’urine est produite (c’est pour ça que tu as fréquemment envie d’uriner quand tu bois) et l’organisme perd ainsi  plus de liquide qu’il n’en absorbe. Et quand on urine davantage, on perd aussi de sodium, de potassium et de magnésium, ce qui perturbe le fonctionnement musculaire et la régulation de la pression artérielle et provoque des crampes, des maux de têtes, de la fatigue et des vertiges. Bref, que des choses peu réjouissantes.
Et quand on boit de l’alcool, on a aussi souvent tendance à oublier de boire de l’eau, ce qui ne fait qu’aggraver le phénomène ! 

Augmentation de la température corporelle

Certains stimulants comme la MDMA, la cocaïne ou les amphétamines augmentent l’activité du système nerveux sympathique et provoquent ainsi une hausse de la température corporelle, une accélération du rythme cardiaque et une transpiration importante. Dans un cadre festif, la combinaison de ces risques avec un environnement chaud et une activité physique telle que la danse peut provoquer une déshydratation très rapide sans que l’on s’en rende compte. 

Syndrome sérotoninergique : un risque à connaître

La MDMA agit notamment en augmentant massivement la quantité de sérotonine dans le cerveau. Or, certains médicaments comme les antidépresseurs (ISRS, IRSNa, tricycliques, IMAO…), mais aussi certains traitements contre la migraine ou certains opioïdes, agissent eux aussi sur ce neurotransmetteur. Mélanger plusieurs substances sérotoninergiques peut alors provoquer un syndrome sérotoninergique, une urgence médicale potentiellement grave. Les symptômes peuvent inclure : agitation importante, confusion, tremblements, sueurs abondantes, rigidité musculaire, accélération du rythme cardiaque, forte fièvre, diarrhées ou encore convulsions. En cas de doute, mieux vaut appeler immédiatement les secours !

Prendre de la MDMA sous antidépresseurs peut entraîner plusieurs effets inattendus. Certains antidépresseurs, notamment les ISRS, peuvent diminuer, voire bloquer, les effets ressentis de la MDMA. Certaines personnes ont alors tendance à redrop pour « retrouver les effets », augmentant les risques de surchauffe, de déshydratation ou de surdosage. Certaines associations peuvent, en outre, augmenter le risque de syndrome sérotoninergique. Il est également important de rappeler qu’arrêter brutalement son traitement antidépresseur pour consommer de la MDMA peut provoquer un syndrome de sevrage et fragiliser fortement la santé mentale. Dans tous les cas, mieux vaut se renseigner sur les interactions avant toute consommation et éviter les mélanges lorsque cela est possible.

Diminution de la perception des besoins corporels

La déshydratation survient aussi car les consos ont cette fâcheuse tendance à masquer tes besoins et à te donner l’impression que tu es en pleine forme alors que tu n’as pas bu d’eau et que tu ne t’es pas reposé·e depuis plusieurs heures ! Si ces consos se déroulent en plus dans un festival en plein été avec une température extérieure de 30 degrés, je te laisse imaginer les conséquences du fait de ne pas boire d’eau pendant un long moment. Dans de telles circonstances, il est capital d’être vigilant·e et de se rappeler, encore plus que d’habitude, de boire à intervalles réguliers, de faire des pauses, d’éviter de rester en plein soleil pendant des heures et d’essayer de se rafraîchir un maximum ! Tu peux demander à tes ami·es de te le rappeler, mettre un rappel sur ton téléphone, avoir avec toi une gourde remplie pour ne pas oublier l’existence de l’eau… Bref, mettre en place des stratagèmes afin de te souvenir de t’hydrater !

Symptômes de déshydratation à surveiller

Si toutefois tu ne bois pas assez, voici quelques signaux à surveiller. En cas de déshydratation, les signes peuvent évoluer progressivement ! Dans le cas d’une déshydratation légère à modérée, les signaux suivants peuvent se manifester : soif intense, bouche sèche, fatigue, urine foncée, maux de tête, vertiges, crampes. Et dans le cas d’une déshydratation sévère : confusion, accélération cardiaque, baisse de tension, hyperthermie, perte de connaissance.

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