KEPS - Support don't punish 2026 Marseille
KEPS - Support don't punish 2026 Marseille

Communiqué | Support Don’t Punish 2026

Publié le 23 juin 2026 par KEPS

/

Cet article parle de : #politique-des-drogues-drogues-illegales

Bientôt le 26 Juin, bientôt Support don’t punish ! À cette occasion, les associations de santé, réduction des risques et addicto ainsi que les sympathisant·e·s s’expriment dans ce communiqué de presse. Écrit afin de donner corps à la manifestation du vendredi 26 juin. Après avoir dénoncé l’inaction du gouvernement face aux usager·e de drogue qui meurent dans la rue l’année dernière, pour 2026 on parle du triste gaspillage d’argent provoqué par la répression et la guerre à la drogue. « ça nous coûte un pognon de dingue, et ça ne sert à rien » comme le disait Emmanuel macron au sujet des minimas sociaux


« Soutenez. Ne punissez pas  » est une initiative communautaire internationale visant à soutenir la réduction des risques et les politiques progressistes en matière de drogues.

LA RÉPRESSION DES DROGUES NOUS COÛTE UN POGNON DE DINGUE, ET POURTANT C’EST INEFFICACE ! 

Déja cinquante-six ans que la France gère la question des drogues avec l’arsenal légal le plus répressif d’Europe sans que cela n’ait aucune conséquence sur les consommations. Cinquante-six années marquées par l’apparition de nouveaux produits, par l’explosion du nombre de consommateur·ices et des taux de pureté des produits. L’échec est patent.

LE CONSTAT EST SANS APPEL : cette politique du toutrépressif ne réussit à réduire ni le trafic ni la consommation. Alors que nos voisin·es européen·nes tentent d’envisager d’autres stratégies : dépénalisation de toutes les drogues au Portugal, coffee shops aux Pays-Bas, légalisation de la consommation de cannabis récréatif en Allemagne, autorisation de culture personnelle de cannabis et de consommation au Luxembourg, etc.

À MARSEILLE, nous ne sommes pas épargné·es : le narcotrafic et ses homicides font les gros titres de la presse nationale et la ville sert de laboratoire répressif aux forces de l’ordre. L’opération PLACE NETTE XXL en centre-ville n’a fait que déplacer les points de deal mais elle a aussi dispersé les usager·es, les éloignant des dispositifs de soins.

TOUT cet argent gaspillé en actions spectaculaires mais inutiles pourrait être mieux utilisé. Sans oublier que les prisons sont déjà remplies à ras bord (la surpopulation atteint 160%) et qu’environ 11% des personnes incarcérées le sont pour « infraction à la législation sur les stupéfiants ».

Malgré l’échec du tout-répressif, le gouvernement persiste avec la loi RIPOST : davantage de sanctions contre les usager·es de drogues, davantage de répression contre les free parties. Une fois de plus, on choisit de punir plutôt que de prévenir, accompagner et soigner.

Médecine publique, santé mentale, déserts médicaux, mal logement, difficulté d’accès à l’emploi : l’abandon des services publics est partout. Le trafic, lui, est toujours là, prospère, sans régulation et sans contribution aux finances publiques.

Assouplir la législation = soulager les services de l’État, la justice, les prisons

Autoriser la consommation récréative = autoriser quelque chose qui est déjà pratiqué par des MILLIONS DE PERSONNES en France sans que la société s’effondre

Augmenter la prévention = permettre à chacun·e de faire des choix libres et éclairés pour sa propre santé

Augmenter la réduction des risques = mettre fin à l’hypocrisie générale concernant les usages de drogues et en limiter les dommages

Augmenter le soin = sauver des vies

À Marseille, nous exigeons une politique de santé publique basée sur la réduction des risques et les droits humains, incluant l’ouverture de nouveaux lieux d’accueil et d’accompagnement de jour comme de nuit, notamment des haltes soins addictions et des centres d’hébergement.

SUPPORT. DONT PUNISH

SOUTENEZ. NE PUNISSEZ PAS

Signataires : 

Aides, Asud Mars say yeah, Bus 31/32, collectif Belsunce, Harene, Je dis oui, KEPS,  Ligue des droits de l’homme, Médecins du monde, Nouvelle Aube, Plus Belle la nuit, Radio galère, Sesstim, Vers Marseille sans sida et sans hépatites

As-tu aimé cet article ?

Ces articles pourraient aussi t'intéresser