KEPS - Hyponatrémie Overdose d'eau
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Hyponatrémie : une overdose d’eau ?

Publié le 9 septembre 2026 par Maxime

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Cet article parle de : #mdma

On répète à qui voudra l’entendre qu’en réduction des risques, boire de l’eau, c’est déjà un bon début. En effet, les drogues ont tendance à provoquer une élévation de la température corporelle et les contexte de consommation peuvent offrir plus facilement des alcools et des sodas plutôt que rien que de l’eau (de l’eau de la pluie, de l’eau de là-haut), ce qui nuit et parfois aggrave la déshydratation causée par la drogue (et la fête). 

Est-ce que vous savez qu’on peut boire trop d’eau et… en mourir ? On appelle ça l’hyponatrémie par dilution, une eau-verdose en somme. La littérature médicale documente des décès par hyponatrémie, notamment consécutifs à la consommation de MDMA. Ces cas sont assez rares, mais informer sur ce risque permet au moins de donner aux personnes les moyens d’adapter leurs pratiques. Car c’est une urgence médicale à prendre au sérieux.


LE RÉSUMÉ POUR CELLES ET CEUX QUI SCROLLENT TROP VITE 

  • Oui, on peut boire trop d’eau. Boire de grandes quantités en peu de temps peut provoquer une hyponatrémie, potentiellement grave.
  • Avec la MDMA et la chaleur, attention à l’équilibre. Il faut boire régulièrement sans se forcer à avaler de grandes quantités d’eau.
  • Confusion, vomissements, somnolence, convulsions ou perte de connaissance après avoir beaucoup bu ? Poste de secours, 15 ou 112.

Boire beaucoup d’eau en trop peu de temps, plus que l’organisme ne peut en éliminer, provoque une dilution de la concentration en sodium. Le sodium est un électrolyte indispensable à l’organisme, il fait partie des minéraux essentiels, participant au bon fonctionnement du cerveau et des nerfs, un de ceux qu’on retrouve dans les eaux minérales. Une concentration trop faible de sodium dans le sang peut, lorsqu’elle est importante ou survient rapidement, provoquer des symptômes neurologiques sévères ou même, la mort.

QUELS SONT LES SYMPTÔMES D’UNE HYPONATRÉMIE ?

Les premiers signes peuvent ressembler à ceux d’une grosse cuite : nausées, vomissements, maux de tête, confusion, fatigue ou somnolence. Dans les formes sévères, peuvent apparaître des troubles importants de la conscience, des convulsions ou un coma.

Puisque ces symptômes ressemblent fortement à ceux d’une simple grosse cuite, il est important de demander à la personne qui est dans le mal ce qu’elle a bu et en quelle quantité, en insistant bien sur la question de l’eau. S’il y a un poste de secours dans la soirée, ça vaut le coup d’aller les voir, sinon, d’appeler le 15 pour pouvoir parler à un médecin du Samu.

QUELS CONSEILS POUR RÉDUIRE LES RISQUES ? 

Les températures ne font que monter depuis plusieurs années, et ça ne va pas s’arrêter vu que les gouvernants de ce monde ignorent royalement les recommandations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Les vagues de chaleur vont être plus longues et plus nombreuses. Il convient donc de s’adapter rapido pour limiter les risques là où on le peut. Pour réduire celui d’hyponatrémie, il faut globalement avoir une alimentation variée et éviter de s’assoiffer. Parce que lorsqu’on a très soif, on va être plus à même de boire de grosses quantité d’eau. 

Mais s’il ne faut pas attendre d’être complètement déshydraté·e pour boire, se forcer à boire n’est pas recommandé non plus. La couleur des urines permet d’avoir une grossière idée du niveau d’hydratation : plus c’est foncé, moins c’est hydraté ! Voir, notre pipi test. : 

KEPS PIPI TEST
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Boire de l’eau plusieurs fois dans la soirée, en quantité modérée, permet AUSSI de rester hydraté. Et pour éviter d’avoir trop soif : rester à l’ombre, faire des pauses danse/des pauses à l’extérieur pour se rafraîchir, s’humidifier (brumisateurs, robinet, linge humide) et s’aérer (ventilo, éventail). Et évidemment, limiter ses consommations, particulièrement de psychostimulants (MDMA/ecstasy, cathinones, amphétamines, cocaïne, crack, etc.), qui peuvent augmenter la température corporelle et, selon les substances et les contextes, favoriser la déshydratation et la surchauffe. Il faut aussi être attentif à sa consommation d’alcool qui vient perturber la vasopressine (l’hormone qui participe au fonctionnement des reins) et déshydrate en augmentant la perte d’eau.

Impossible de ne pas s’inspirer des sportifs et de leurs boissons aux électrolytes. Afin de compenser les pertes de minéraux consécutives à leurs efforts prolongés, l’usage de boissons spécialisées comme le Gatorade ou l’Hydrastis s’est démocratisé. Si vous n’avez pas envie d’engraisser un nouvel acteur du grand capital, vous pouvez trouver des tonnes de recettes maison pour préparer des boissons bonnes et utiles !

LES DROGUES NE SONT PAS LA SEULE CAUSE 

Cependant, limiter l’hyponatrémie à la seule prise de drogue serait faux et dangereux. Certaines pathologies (insuffisance rénale, diabète, cirrhose) augmentent les risques. Certains médicaments peuvent également provoquer des désordres au niveau du sodium dans l’organisme. Sans oublier certains troubles du comportement alimentaire (TCA) ou la potomanie. 

Les vomissements ou les diarrhées peuvent aussi perturber cet équilibre, on en parlait dans la vidéo dédiée au syndrôme d’hyperémèse cannabique (crises de vomissements cycliques) provoqué par le cannabis

SOURCES : 


  • Des questions sur les drogues ?
  • Des doutes sur ta conso ?
  • Envie de parler ? 

Tu peux joindre l’équipe de KEPS et nous écrire par mail (coucou@kepsmag.fr), sur Instagram (@kepsmag) ou Facebook (@kepsmag). On peut aussi se donner un rendez-vous téléphonique ! On peut t’aider à y voir plus clair, répondre à tes questions ou t’orienter autour de chez toi !

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